Hola muchacha / muchacho,

Tu te demandes qui est ce gars dans le carré ? Eh bien, c’est moi. Et voici mon histoire.

Je m’appelle Mathias et je suis l’auteur de Papa stories.

L’envie de partager mon expérience de papa trottait dans ma tête depuis quelques mois. Pourquoi ? J’en parlerai un peu plus loin. Avant, je tiens à ce que tu saches 2-3 choses sur moi :

  • Je ne suis pas un expert, je suis un papa débutant, comme toi peut-être. Je ne sais pas si l’instinct paternel, ça existe. Moi, j’apprends au fur et à mesure de l’aventure.
  • Je ne suis pas une autorité – Dieu m’en garde ! – ou un spécialiste de l’enfance. Je n’ai aucun diplôme dans le domaine. Mon professeur est âgé de 19 mois et c’est le meilleur que je n’ai jamais eu.
  • Je ne suis pas particulièrement doué mais j’ai envie d’apprendre. J’aime faire les choses à ma manière. Et je bouquine pas mal. ça m’aide à trouver certaines réponses.

On dit que les ennuis commencent quand ton enfant fait ses dents ou qu’il commence à marcher. Pour moi, ça a débuté bien avant la naissance, à 28 semaines de grossesse.

 

 

Jouer aux dés avec la vie de son enfant

Le 15 décembre 2015, ma femme et moi, nous sommes au département de génétique de l’hôpital La Pitié Salpêtrière. La neuropédiatre s’appelle Moutard. J’aurai trouvé ça drôle en d’autres circonstances. Mais là, nous n’avons pas tellement envie de rire.

Lors de la dernière échographie, la gynécologue a repéré une anomalie dans le cerveau de notre enfant. ça s’appelle une “agénésie du corps calleux”.

Je ne vais pas te faire une conférence mais, en gros, le corps calleux est une structure localisée au sein de l’encéphale, plus précisément en son centre. Il joue un rôle important dans le transfert d’information entre les deux hémisphères gauche et droit. Et une agénésie, c’est une malformation signifiant qu’il est plus court que « la normale ».

le corps calleux, c’est ce truc qui ressemble à un sigle Nike à l’envers.

Dans la salle d’attente, à trois reprises, nous avons vu des parents, des gens qui nous ressemblent, accompagner des nouveaux nés avec des handicaps psychomoteurs lourds.

 

Alors, le médecin commence à nous expliquer, en terme de pourcentages, les chances de mettre au monde un enfant avec un retard mental plus ou moins important. Circonstances exceptionnelles oblige, on propose même à ma femme d’avorter.

 

Spoiler alert : on a gardé le petit bonhomme. Ma femme et moi, nous sommes animés d’un optimisme invétéré. Nous avons parié sur la vie.

 

2ème spoiler alert : son développement cérébral est parfaitement normal. En fait, il a l’air bien plus futé que son père.

 

N’empêche, ça fait très bizarre de jouer aux dés avec la vie de son futur enfant. Et parfois, je me demande si mon fils n’a pas fait exprès de faire une grosse frayeur à ses parents.

 

 

Comme “obligé” de se connecter aux autres

 

Dans les transports en commun, ou bien dans un supermarché, mon fils, Nolan, fait toujours ce truc. Il regarde un parfait inconnu, fixement, jusqu’à ce que celui-ci le remarque. Et à ce moment-là, il lui adresse un sourire. Moi qui suis assez réservé, tu n’imagines pas le nombre de conversations que j’ai ainsi été “contraint” d’entamer avec ces gens…

 

Mon fils aime tisser des liens entre les gens.

 

Flash back : pendant la grossesse de ma femme. Je ne parle plus beaucoup à mon père. Nous nous sommes disputés pour des bêtises, mais à ce moment-là, je ne vois pas les choses de cette façon.

 

Alors, quand cette histoire de corps calleux nous tombe dessus, bien sûr, mon père répond présent. C’est la première personne que j’appelle quand nous sortons de l’hôpital. Il m’écoute et il me réconforte simplement. Il se lance dans de longues recherches sur internet sur l’anatomie du cerveau pour nous éclairer ma femme et moi.

 

C’est à ce moment, je crois que j’ai commencé à comprendre. Etre père. A quel point c’est dur et à quel point c’est fort.

 

Ce qui m’a aidé à surmonter l’angoisse, en dehors de ma femme (qui a été incroyablement courageuse), ce ne sont pas les statistiques des médecins, mais le soutien de mes proches. Et en particulier, celui de mon père.

 

Je donc eu l’envie de raconter des histoires de papas. La mienne. Celle d’autres pères. La tienne aussi, si ça te tente.

 

  • Parce que toi aussi, tu as vécu des moments intenses, heureux ou difficiles, et que cela peut m’aider. Et si on les partageait ?
  • Parce qu’il faut se serrer les coudes. Et si on créait ensemble une grande confrérie des papas ?
  • Parce que – pudeur masculine oblige – les papas se livrent moins que les mamans. Et si on changeait ça ?

 

J’ai créé Papa stories en l’honneur de mon fils, qui a réussi à me réconcilier avec mon père avant sa naissance ; et qui me pousse à sortir de moi et à aller vers les autres.

Ce blog,

c’est son idée autant que la mienne.

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